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Counted..
Harmonie du soir
--> By Baudelaire
S'il y a bien un poéme que je trouve d'une puissance incroyable, d'une beauté magnifique, c'est bien celui ci...

(Merci a CircusDoll pour la photo... et on clique dessus pour la voir plus grand!)
Voici venir les temps où vibrant sur sa tige
Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir ;
Les sons et les parfums tournent dans l'air du soir ;
Valse mélancolique et langoureux vertige !
Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir ;
Le violon frémit comme un cœur qu'on afflige ;
Valse mélancolique et langoureux vertige !
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir.
Le violon frémit comme un cœur qu'on afflige,
Un cœur tendre, qui hait le néant vaste et noir !
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir ;
Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige.
Un cœur tendre, qui hait le néant vaste et noir,
Du passé lumineux recueille tout vestige !
Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige...
Surement mon poéme de Baudelaire préféré... Le Voici venir initial résonne comme une injonction biblique, une invitation au voyage... Un engourdissement des 5 sens, ou le pollen des fleurs s'évapore lentement dans la douceur de l'air du soir, puis le soleil qui se noie... Valse mélancolique et langoureux vertige entre l'harmonie du soir et le néant vaste et noir... Spleen et Ideal réunis en un seul pantoum...
Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir ;
Les sons et les parfums tournent dans l'air du soir ;
Valse mélancolique et langoureux vertige !
Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir ;
Le violon frémit comme un cœur qu'on afflige ;
Valse mélancolique et langoureux vertige !
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir.
Le violon frémit comme un cœur qu'on afflige,
Un cœur tendre, qui hait le néant vaste et noir !
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir ;
Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige.
Un cœur tendre, qui hait le néant vaste et noir,
Du passé lumineux recueille tout vestige !
Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige...
Ton souvenir en moi luit comme un ostensoir !
Surement mon poéme de Baudelaire préféré... Le Voici venir initial résonne comme une injonction biblique, une invitation au voyage... Un engourdissement des 5 sens, ou le pollen des fleurs s'évapore lentement dans la douceur de l'air du soir, puis le soleil qui se noie... Valse mélancolique et langoureux vertige entre l'harmonie du soir et le néant vaste et noir... Spleen et Ideal réunis en un seul pantoum...

(Merci a CircusDoll pour la photo... et on clique dessus pour la voir plus grand!)
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